1. Reconnaissez honnêtement votre langue de spécialité
Travaillez exclusivement vers la langue cible que vous maîtrisez le mieux. Beaucoup de traducteurs prétendent connaître de nombreuses langues. Pour bien traduire, il est recommandé de penser dans la langue cible : lorsqu’on en pratique trop, on finit par les mélanger et par produire un mélange syntaxique.
2. Suivez le rythme de la technologie
Apprenez à utiliser différents outils de TAO et les logiciels qui augmentent votre productivité. Nous vivons à l’ère de la communication rapide, et des outils performants sont aujourd’hui largement accessibles, y compris gratuitement. Vous n’avez aucune excuse pour affirmer que vous n’utilisez pas d’outil de TAO ou que vous ne savez pas créer vous-même un glossaire.
3. Soignez les détails et relisez avant livraison
Demandez de la documentation et des supports de référence, afin de bien comprendre ce que vous devez traduire et qui sera l’utilisateur final. La traduction d’un site web exige un langage très spécifique, tandis qu’un document à usage interne tolère un registre plus courant. Ne livrez jamais un travail sans une dernière relecture, à froid : vous serez surpris du nombre de fautes que vous trouverez. Rien ne vous disqualifie plus vite qu’un document truffé de fautes d’orthographe, signe de négligence et de manque de sérieux.
4. Soyez ouvert et flexible
Vous recevrez des projets de difficulté variable, à des tarifs variables, dans des conditions variables. Les clients d’une agence sont extrêmement différents : certains veulent vite et bien, d’autres seulement vite, d’autres encore très bien, etc. Sachez accepter une remise sur volume, ou négocier le tarif à la page pour un texte difficile ou urgent.
5. Soyez disponible et réactif
Répondez rapidement aux e-mails, aux messages instantanés et aux SMS. Posez vos questions et répondez à celles des autres en temps utile, et non le jour de la livraison, lorsqu’il est trop tard pour y remédier.
6. Spécialisez-vous en continu
Comme dans tout métier, il faut se former en permanence pour progresser et pouvoir réaliser des traductions spécialisées. Suivez des formations et des tutoriels, apprenez de nouvelles méthodes de travail, cherchez des glossaires, des dictionnaires et des ressources utiles. Demandez à l’agence avec laquelle vous collaborez si elle peut vous fournir des supports, voire un accompagnement dans ce sens.
7. Ne vous contentez pas du premier terme venu
Explorez les dessous de la langue source et de la langue cible : vérifiez si une expression ou un terme a d’autres équivalents, cherchez des synonymes, soyez curieux et créatif. On est souvent tenté de réutiliser toujours le même terme, mais pour des contextes précis, vous trouverez à coup sûr des termes plus justes.
8. Assurez une qualité constante
Constituez des glossaires, interrogez les mémoires de traduction pour garantir l’homogénéité de la terminologie. Le métier de traducteur peut vous apporter un revenu durable : ne soignez pas vos projets seulement au début pour faire bonne impression. Gardez le même niveau de qualité par la suite, et relevez même vos exigences.
9. Ne livrez jamais en retard
Apprenez à gérer votre temps et à savoir exactement combien vous pouvez traduire à l’heure pour un type de document donné. Traduisez une page en vous chronométrant, afin d’estimer correctement le temps nécessaire à l’ensemble du projet. N’oubliez pas de prévoir du temps pour les recherches terminologiques, la création de glossaires et la vérification finale.
10. Communiquez bien avec l’agence et apprenez à négocier
Une communication claire est essentielle : toute agence souhaite travailler avec des collaborateurs ouverts et communicatifs. Signalez à temps tout problème rencontré sur un projet. Négociez les conditions de travail de façon à répondre à la fois à vos besoins et à ceux de l’agence.
